Proto Things

Proto Things
La jeunesse tabernacienne mobilisée contre l'usage détourné du protoxyde d'azote
Depuis plusieurs années, l’usage détourné du protoxyde d’azote connaît une hausse préoccupante chez les jeunes. Souvent perçu à tort comme inoffensif, ce gaz - inhalé de manière répétée - peut pourtant entraîner de graves troubles neurologiques et des conséquences durables sur la santé (pertes de connaissance, asphyxie, dépendance, accidents...). Afin de sensibiliser à ces risques, les membres du Conseil municipal des jeunes (CMJ) ont consacré un épisode de leur podcast EtNousLesJeunes à cette problématique. À cette occasion, ils ont pu échanger et débattre avec des professionnels, croisant regards et expériences autour de cette pratique en plein essor.
Souhaitant élargir la portée de leur message, les jeunes ont poursuivi leur engagement au-delà du format audio. En ce début d’année, ils ont choisi une approche créative en concevant collectivement une affiche de prévention. Une initiative qui allie dialogue, information et expression artistique, avec un objectif clair : alerter et sensibiliser le plus grand nombre.
Proto Things : sensibiliser de manière créative
Le 21 janvier, plusieurs membres du Conseil municipal des jeunes (CMJ) ont mené une action de prévention en collaboration avec le Service Jeunesse et Vivre Ensemble, Rodolphe Morice (policier municipal) et Camille Chartier (chargée de mission en charge de l’animation du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance et de la radicalisation).
À cette occasion, les jeunes élus ont réalisé une affiche de prévention visant à sensibiliser les jeunes générations aux dangers liés à l’usage détourné du protoxyde d’azote, aussi appelé "proto", "gaz hilarant" ou, chez certains collégiens et lycéens, "ballon". À travers cette campagne - qui reprend les codes d'une célèbre série -, l’objectif est de sensibiliser sans moraliser, en diffusant un message fort jouant sur le contraste entre l’illusion véhiculée par ces termes festifs et la réalité des risques encourus. Une démarche pensée pour provoquer une prise de conscience auprès des adolescents et des jeunes adultes, sans recourir à un discours culpabilisant.
Des dispositifs d’aide existent pour accompagner les jeunes
Pour limiter les risques de dépendance chez les jeunes, la loi interdit depuis le 1er juin 2021 la vente ou l’offre de protoxyde d’azote aux mineurs, quel que soit le conditionnement. Toute infraction est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 3 750 euros.
En parallèle, plusieurs dispositifs d’aide anonymes et gratuits sont mis à disposition des usagers, de leur entourage et du grand public. Les Consultations jeunes consommateurs (CJC) proposent un accueil, une écoute, des conseils et une orientation assurés par des professionnels de l’addictologie. Ces consultations sont entièrement gratuites et confidentielles. L’annuaire des CJC est accessible sur le site Drogues info service ou via l’Agence régionale de santé (ARS) à l’adresse suivante : ars-idf-addictologie@ars.sante.fr.



